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 |  | Le quartier de Wakhinane |  |  |
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| | | Le quartier de Wakhinane s’est créé dans cette mouvance d’habitation spontanée. Les habitants sont pour la plupart des ruraux, ou issus de la Médina et d’autres bidonvilles, conséquences de l’explosion démographique que Dakar a connu au lendemain de la grande guerre.
Malgré son caractère hétéroclite, la population est dominée par les Wolofs. La diversité ethnique qui caractérise cette ville se reproduit entièrement dans ce quartier, d’où une vie culturelle intense. On y retrouve toutes les religions avec une forte prédominance des Musulmans.
Le nombre d’habitants est estimé à plus 50.000 habitants. | |
Le niveau d’équipement
| | Le quartier est caractéristique de la situation de l’agglomération de Pikine : mal aménagée et relativement sous équipée.
Dans le domaine de la santé, on note ainsi une grande carence d’infrastructures médicales susceptibles de répondre au besoin des populations. La ville ne compte que deux hôpitaux, et quatre centres de santé pour plus d’un million de personnes. | |
Les survivances traditionnelles
| | En raison de l’évolution et des réalités qui ont donné naissance à la ville de Pikine et des caractéristiques spécifiques aux groupes ethniques qui les composent, saisir l’organisation traditionnelle qui régit le système culturel et religieux dans son aspect général est difficile.
Nous pouvons noter cependant que les familles se sont pour la plupart installées dans cette zone à cause de l’exode et des réalités économiques. Ainsi, certaines d’entre elles ont voulu rester fidèles aux principes de systèmes organisationnels de leur localité d’origine tant sur le plan familial (hiérarchie), social (relation de groupe) et culturel (mode de vie relationnel). De ces aspects se dégage une continuité de la vie au village en milieu urbain.
De ce fait, la plupart des familles sont élargies aux parents venant du village. Tel est le cas de toutes les ethnies qu’on trouve dans la ville et sont sous l’autorité centrale d’un seul chef de famille.
Les rencontres ont lieu à des moments et des occasions diverses. Pour une population en majorité musulmane, la mosquée est le principal lieu de rencontre des personnes du troisième âge. Les heures de prière constituent pour elles des moments de rencontre et d’échange de nouvelles.
Quant aux jeunes, les séances de thé sont le moment idéal de leurs retrouvailles.
Malgré l’ampleur du chômage et l’absence de moyens, les jeunes s’organisent pour sauvegarder le lien relationnel. Cela est d’autant plus perceptible lors des cérémonies telles que les mariages, baptêmes, funérailles et autres.
L’harmonie qui règne au sein des communautés est un atout important auquel tiennent les autorités influentes dans les quartiers. Parmi celles-ci on peut noter le chef de quartier, le marabout, l’imam de la mosquée, les notables et les responsables politiques. Chacun selon son domaine exerce une influence sur la population. | |
Les activités socio-économiques
| | Le fort taux général d’analphabétisme touche particulièrement les femmes. 25% des enfants en âge scolaire ont des difficultés d’accès à l’école.
On note également un taux élevé de chômage, surtout chez les jeunes (les moins de 25 ans représenteraient 45% de la population sans emploi). La conséquence est naturellement des ménages vivant en dessous du seuil de pauvreté.
En effet, de nombreuses familles très étendues ne disposent pas de revenus réguliers pour assurer leur survie quotidienne.
Dans le domaine économique, les principales activités relèvent du secteur tertiaire : commerce et diverses prestations de service du secteur informel.
Beaucoup d’initiatives individuelles d’hommes, de femmes et parfois de jeunes existent et visent à s’insérer dans l’économie populaire et le secteur informel urbain par la création de petites activités économiques. | |
La vie associative
| | Devant la précarité de ces conditions de vie, une association a vu le jour dans le quartier.
En effet, les habitants refusent la fatalité et veulent se prendre en main et en charge. Ils s’organisent à partir de leurs propres manières de faire, un pied dans la tradition un pied dans le monde moderne qu’ils veulent aussi s’approprier. Les actions s’exercent dans la perspective d’un développement participatif. L’objectif est de faire du quartier un véritable pôle de développement. Malheureusement, ces actions ne sont pas souvent prises en compte dans le processus municipal. | |
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