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Palma est la capitale de la Communauté Autonome des Iles Baléares, qui, à partir des années 60, est passée de l’isolement, à une croissance accélérée tant économique que démographique, avec l’apparition d’un modèle économique basé sur le tourisme.
L’arrivée massive d’une main d’œuvre issue principalement du Sud de l’Espagne a généré une croissance importante de la ville de Palma. D’autre part, la politique de logement issue de la dernière époque franquiste a provoqué, comme dans beaucoup d’autres villes espagnoles, une concentration importante des collectifs migrants à l’intérieur de ces quartiers, dans une volonté plus qu’évidente d’isoler physiquement les nouveaux quartiers du centre urbain, au-delà des zones industrielles.




  Population

En 2002, Palma comptait 362.140 habitants, soit à peu près la moitié de la population de l’île. La structure de la population est jeune, principalement la catégorie des 20-39 ans, correspondant à l’époque du boom économique de la fin des années 60-70. Aujourd’hui, la pyramide des âges tend de nouveau à s’agrandir à sa base.
Parmi la population récemment immigrée, nous pouvons voir la présence récente de personnes venues d’autres pays, parmi lesquels les groupes latino-américain (5,45% de la population de la ville en janvier 2002), africain (1,6%, principalement du Maghreb), et des pays de l’ancienne Union Soviétique (pratiquement 1%).


  Jeunesse et politiques publiques

En ce qui concerne Palma, le Département Jeunesse est partagé entre la Section Éducation et Culture, qui gère le Centre d’Information Juvénile et cinq « maisons de jeunes », ouvertes à temps partiel, et où se réalisent entre autres des activités culturelles, ludiques et éducatives, en plus de l’orientation et de l’information sur les ressources et les activités externes pour les jeunes. Il y a également d’autres politiques et initiatives qui se développent pour les jeunes dans d’autres secteurs, comme le secteur sanitaire et la consommation (traitement et prévention des dépendances à la drogue), les services sociaux (programmes spécifiques visant les mineurs et les jeunes en danger d’exclusion sociale), ou le logement (promotion de logements pour faciliter l’émancipation des jeunes).

Il convient de souligner ici, le taux élevé d’échec scolaire et d’abandon de l’enseignement obligatoire (de 25% à 40% selon les années), et de jeunes qui ne vont pas au-delà de cet enseignement obligatoire. Quant aux études universitaires, il s’agit aussi de la région ayant un des plus faibles pourcentages, tant au niveau des étudiants que des diplômés. La cause de cette situation réside dans l’activité économique locale très forte et l’accès facile à l’emploi non qualifié. Les Îles Baléares sont la région d’Espagne où le taux d’activité professionnelle des jeunes est le plus fort.


  Politiques publiques et Participation citoyenne

En 1984, grâce à la pression du mouvement des associations de voisins, la Mairie de Palma a approuvé un règlement municipal de participation citoyenne, qui stipule qu’il est possible d’intervenir dans les sessions de débat du consistoire, et même d’adresser à l’institution des propositions émanant de la société civile. A l’heure actuelle, cela n’est suivi que de peu d’effets, aussi bien à cause de la transformation de l’administration municipale, que de la faiblesse du mouvement d’habitants, scindé en deux Fédérations aux intérêts divergents.
La Mairie de Palma compte un département de Participation citoyenne, qui dépend directement du cabinet de la mairie, et exerce les fonctions suivantes : relations avec les entités citoyennes, développement de la réglementation de participation citoyenne, et coordination et promotion des activités socioculturelles développées par les entités elles-mêmes.


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