Les femmes du projet

VIDEO: Femmes du Monde - El Alto

Mujeres del Mundo - El Alto from Quartiers du Monde on Vimeo.

Quatre groupes de femmes de quatre districts de la ville font partie du projet « Femmes du Monde : un réseau de protagonistes solidaires ». La caractéristique fondamentale de ces groupes est leur caractère productif ; les groupes travaillent de façon conjointe par intérêt économique.
Les motivations de ces groupes de femmes à participer au projet sont : faire partie d’un réseau à l’échelle internationale, connaître des femmes d’autres régions du monde et tisser des liens avec elles, connaître des modes de vie différents. Enfin, au-delà, leur intérêt principal est d’apprendre et se former ; elles considèrent cette opportunité comme étant fondamentale pour le développement de leurs capacités et leur potentiel.

Les groupes impliqués dans le processus sont les suivants :

Le groupe Amparampi

Les femmes de ce groupe ont entre 30 et 45 ans, elles sont migrantes de différentes communautés de la province de Camacho de la Paz. Elles sont toutes en couple et ont des enfants, la majorité n’a pas terminé l’école primaire, bien qu’une d’entre elles étudie en CEMA (Centre d'enseignement de Primaire et Secondaire).

Elles font partie de l’association depuis plus de dix ans. Elles se dédient à cette activité qui leur permet de générer des revenus et de soutenir leur famille. Elles ont dû cesser d’être productives dans leurs communautés, car les activités de l’association absorbent tout leur temps. Elles fabriquent des produits par la technique du filtre, elles élaborent ainsi des chaussons, des objets de décoration, des jouets, des porte-monnaie, tous fabriqués à partir de laine de brebis. Leur travail se fait exclusivement à la main.

Le groupe Kullacas

Ce groupe comprend douze femmes, jeunes et adultes, certaines célibataires, d’autres mariées, femmes au foyer. Elles viennent toutes des provinces du nord de La Paz. Elles proviennent de familles à faible revenu, certaines d’entre elles se trouvent dans une situation d’extrême pauvreté. La majorité d’entre elles n’est pas allée à l’école, peu ont terminé l’école primaire, certaines ont obtenu leur baccalauréat.
Elles fabriquent des objets tissés à la main, des pulls, des gants, des châles. Elles n’ont pas d’espace commun, elles travaillent individuellement dans leur foyer et elles se réunissent une fois par semaine dans la maison de l’une d’elles pour coordonner les actions du groupe.

Le groupe Suma Pancara

Suma Pancara est une coopérative qui existe depuis 25 ans. Elle a été restructurée il y a un an, afin de rehausser les activités de la coopérative. Les femmes élaborent des produits tissés à la main comme des écharpes, des gants, des pulls et des bonnets, tous fabriqués à partir de laine d’alpaga. Le groupe compte 35 femmes, âgées de 45 à 55 ans. La majorité d’entre elles sont mères, parfois même grand-mères, bien qu’il y ait tout de même des célibataires.

Le groupe Compi

Il est composé de dix femmes, toutes mères, et qui vivent actuellement avec leur conjoint. Elles ont entre 30 et 55 ans. Elles ont migré avec leur famille de l’intérieur du pays ou des provinces de la Paz. Elles proviennent de familles à faibles revenus. Elles partagent leur temps entre les travaux ménagers et leur emploi dans l’association Compi. La grande majorité d’entre elles sont nouvelles dans cette association. Elles fabriquent des produits tissés à la main ou avec des métiers à tisser manuels ; leurs principaux produits sont des couvertures et des pulls. Elles n’ont pas de local pour leur travail, elles se réunissent une fois par semaine.


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